Une autre petite histoire pour Planeth

Une autre petite scène de rue pour le crayon de Planeth, mais je ne sais pas encore si je vais parvenir à la décrire parce que c’était une saynète à la Tati, qui titillait la caméra plus que le crayon ou la plume…

Au passage, ça me rappelle cette rédaction d’école primaire dans laquelle j’avais voulu faire part de mon émerveillement pour un spectacle de cirque: « ce que j’ai préféré, c’est les trapézistes parce qu’on ne voyait rien! » Je voulais évoquer ce numéro où ils avaient éteint les projecteurs et les mouvements des acrobates n’étaient de ce fait perceptibles que par des points lumineux sur leurs justaucorps. C’était beau à vivre et nul à raconter. Soupir…

Or donc, je voulais décrire cette petite scène de rue: deux dames que j’ai croisées sur un trottoir. L’une était très âgée, l’autre moins, la deuxième servait accompagnatrice et de support à la première qui claudiquait bas (clodikéba pim pom, pim pom, ça fait refrain de chansonnette, ça…). Les deux étaient vêtues de sombre et portaient des jupes en gros lainages, rigides et droites, et leur déhanchement synchrone, l’une soutenant et suivant l’autre dans son mouvement bancroche, me faisait vraiment penser à deux cloches jumelles qui dodelinaient de concert dans la rue, les jambes faisant office de battants. Je les aurais bien vues dans l’arrière-plan d’un film de Tati, parmi ces personnages intrigants et attachants qui parsèment son univers.

A toi Planeth!!! à tes crayons!

Et pour voir comment elle a illustré ma petite histoire d’hier, vous pouvez cliquer ici!

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3 commentaires à “Une autre petite histoire pour Planeth”


  1. han, c’est dur, j’ai essayé, pour l’instant c’est moyen, je creuse! merci de me donner du grain à moudre!

  2. Cqillou

    rebjr (elle dort toujours!)
    redac en secondaire? « racontez ce que vous voyez de votre fenetre »
     » de ma fenetre je vois le cimetiere » (point final) le pere de mon copain etait
    le gardien du cimetiere ( et cela n inspirait pas mon copain!)

  3. Hélène M.

    Pourtant, les fleurs en plastique, les feux follets, les chats…

    L’autre jour je passais pour la première fois en vélo dans un des coins de Grenoble, le long de l’Isère et une odeur est venue toquer à mes narines, je l’ai reconnue sans savoir que je la connaissais: je passais à côté d’un cimetière. Une odeur de pierres et de vieilles fleurs, quelque chose comme ça…

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