Neige

Il n’y a plus de neige dans les rues de Grenoble mais je vais quand même poster un petit message sur ce thème à partir des photos des derniers jours. Et puis elle n’est pas bien loin et on sent que le vent qui rôde dans les rues s’est amusé avec avant de nous rendre visite. Pourtant, je la trouve beaucoup moins amusante, cette neige de printemps. Elle n’a pas le côté festif de celle qui côtoie Noël, on sait qu’elle ne durera pas, qu’elle sera vite  boue grisâtre, qu’on ne peut pas compter sur elle pour le lendemain ou même pour les heures suivantes. Ce n’est pas une neige avec laquelle on peut jouer. En plus, elle met en péril la fructification des cerisiers et ça me fait perdre tout sens de l’humour, car les cerises, ce sont MES fruits, ceux de mon anniversaire.

A propos de cerises, voici une photo prise de la fenêtre de E. (à partir de maintenant je le désignerai par « le Matou » car il trouve ce E. peu flatteusement anonyme). Quand je suis arrivée chez lui ce week-end, je voyais ça par la fenêtre de la cuisine :

fenêtre avant

Bucolique, non? Du moins si on ne regarde que par la vitre de gauche… parce que la vue d’ensemble actuellement est plus… moins… disons que la réserve foncière que constituait le champ voisin est en cours d’utilisation:

vue fenêtre

Tout de suite ça bucole un peu moins ! Le lendemain matin, à l’heure d’enfourcher mon vélo pour retrouver les internautes de mon forum chéri dont auquel je suis la modératrice préférée, même le week-end, le paysage était beaucoup moins printanier:

fenêtre après

Mais ainsi que je vous l’ai déjà raconté, je ne me suis pas laissée arrêter par cette fluctuation climatique et je suis arrivée à bon port dans l’état que l’on peut deviner sur la photo suivante (on distingue dans le miroir – production de mes blanches mains à l’école primaire – mon couvre-chef spécial grand froid, autrement dit un flasque bonnet baptisé « la bouse », très pratique pour tenir les oreilles au chaud et décourager toute tentative de drague):

miroir

Sur mon itinéraire je n’ai pas pu résister à la tentation de quelques photos. Une pour faire le contraste avec un message précédent où je montrais la neige qui persistait au pied des platanes, là c’était le phénomène inverse.

platanes 1

Pour mémoire (et pour répondre à un commentaire filial tout autant qu’impertinent):

platanes 2

Et une autre photo pour montrer de façon un peu plus évidente le comportement de la neige quand elle se roule comme un drapé sur les pare-brise (Youle, tu me diras s’il faut mettre au pluriel le deuxième terme ?):

neige sur pare-brise

Entre les manipulations d’image sur un logiciel de retouche en italien (je rappelle que je me sers de l’ordinateur de ma fille aînée puisque le mien a connu quelques problèmes ces derniers temps), les allers-retours entre les deux sessions qui n’ont pas les mêmes logiciels installés et la rédaction de ce message, j’ai bien dû utiliser une heure. Chic, toujours ça de moins à attendre car telle que vous ne me voyez pas je suis en train de tricoter virtuellement une layette en attendant la livraison du futur nouvel ordinateur portable que mes super gentils patrons ils me font livrer aujourd’hui (ou demain) pour que je puisse travailler en toutes circonstances. Je suis fébrile comme une future mère qui attend l’arrivée du petit dernier. Même si je m’en sers quotidiennement depuis longtemps je n’ai toujours pas quitté l’état d’émerveillement où me mettent ces machines, un nouvel ordinateur me donne l’impression que je vais pouvoir faire trente-six mille choses avec, différentes, joyeuses, ambitieuses, même si au final je reste sur le traitement de texte et d’images. C’est comme une gigantesque boîte de crayons de couleurs mais qui tiendrait dans un sac.

Alors j’attends, je bois café sur café car la modération m’a tenue éveillée jusqu’à une heure avancée de la nuit et mes quatre heures de sommeil sont loin de faire le compte pour la marmotte que je suis, je croise les doigts pour que la poisse qui afflige actuellement mes équipements se calme (la cuisinière a rendu l’âme en même temps que l’ordinateur et mon lecteur de cd ne se sent pas très bien, la radio change de fréquence dès que je bouge dans la cuisine et les freins de mon vélo sont plus qu’hypothétiques…).  Je continue à me bagarrer avec la tête de renard et son air ahuri, je tournicote autour de mon projet de carnet de non-voyage, je tente de persuader le chat-du-milieu qu’un clavier n’est pas une couchette et que mes genoux ne sont pas le meilleur endroit pour faire la sieste. Bref, j’attends…

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