Un, deux, trois, trois petits pois !

Certains essais jardiniers sont plus fructueux que d’autres. Je renonce aux roses trémières, c’est héréditaire, ma mère non plus n’a jamais pu en faire pousser alors que j’en ai vu hier matin prospérer dans une fissure entre un muret et un trottoir, en pleine ville. Bon, plus que de l’hérédité, c’est peut-être une question d’ensoleillement, ou que sais-je, mais les trois potées mises en terre au printemps ne sont plus que tiges rabougries. Tant pis pour elles !

Plus surprenante est la mésaventure survenue aux pois bizarres, mi-noirs, mi-blancs, façon yin-yang, qui faisaient partie d’un lot de graines offertes pour mon anniversaire.

Je les ai fait tremper douze heures pour ramollir les téguments, comme indiqué sur la notice, j’ai soigneusement planté chacun dans son petit pot en tourbe, j’ai veillé à l’humidité, pas trop de lumière mais juste ce qu’il faut, derrière la vitre de la resserre, là où cosmos et nigelles ont commencé sans problèmes leur carrière. Et bien rien, ouallou, nib, au bout de quinze jours j’ai fini par m’inquiéter de leur sort et j’ai fouillé d’un doigt précautionneux pour vérifier l’état des pois, et là, moins que rien, du terreau à semis, modèle de luxe avec perlite, ça oui, il y en avait plein le pot, mais de graines plus l’ombre d’une seule. J’ai retourné tout ça sur une assiette, j’ai émietté, gratté, farfouillé, les pois ont disparu…

Si c’est pas la preuve du déréglement climatique, je ne sais pas ce qu ‘il vous faut !?!

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1 commentaire à “Un, deux, trois, trois petits pois !”

  1. Salamandre

    Pour des haricots qui se la racontaient sévère à trois dans leur sachet grand luxe, c’est rageant…

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