Faut ben, faut ben…

« Faut ben, faut ben », c’est ainsi que mon ex-mari appelait les lucanes ausi baptisés cerfs-volants, parce qu’ils lui rappelaient la réponse rituelle et fataliste des travailleurs de son enfance, jardiniers, paysans, à la question tout aussi rituelle : « alors, on bosse ? »
Avec leur vol lourd et empressé, traînant un abdomen semblant lesté de plomb, fourches en avant, ils ont toujours l’air d’aller quelque part après un petit verre pour se donner du coeur à l’ouvrage. Un verre de trop pour celui-ci qui est allé heurter le feuillage du cerisier et s’est retrouvé sur le barbecue (inutilisé !), un peu sonné. Nous avons eu juste le temps de le sauver de la curiosité de la plus chasseresse des deux chattes…
Une bonne occasion de sortir l’appareil-photo et de jouer avec les réglages pour des prises de vue vespérales et macro puis d’utiliser (oui, enfin !) les applis de l’iPad.
Maintenant que ma vue a baissé, j’aime encore plus ces photos en gros plan qui me permettent de découvrir ou redécouvrir les détails, comme le brillant des fourches et surtout, ces petits poils de balayette qui protègent les articulations entre thorax, tête et abdomen. C’est certainement très pratique pour éviter les intrusions de poussières et, petite fille, ou même grande, j’aurais adoré avoir des sandales ainsi à l’abri des cailloux !
20140707-102502.jpg

RSS 2.0 | Trackback | Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

XHTML: Vous pouvez utiliser ces tags : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Animaregard is powered by WordPress.