L’effet papillon

Ou plutôt l’effet Pot de peinture. Tout a commencé un beau jour de juillet, un jour d’accalmie dans ce mois (été en fait) pluvieux, un temps presque idéal pour enfin continuer de repeindre les volets. Mais pour cela, il fallait remettre la main sur le pot de peinture des travaux de l’année précédente. Et pour le trouver, il fallait fouiller dans le désordre innomable de la resserre. Et pour cela mettre un peu d’ordre dans le tas à droite en entrant, c’est-à-dire l’accumulation de choses diverses dont des pots de peinture industrielle récupérés auprès d’un entrepreneur en travaux publics. Depuis le temps que ces pots étaient là dans des cartons, tant qu’à les déplacer dans l’espoir de retrouver sous leur empilement le pot convoité, autant se lancer dans la tâcher de leur identification. En effet, ces pots étaient tous semblables, avec de simples séries de chiffres pour se référer à un nuancier que je n’avais pas. Hop, les ouvrir, tremper un bout de bois et faire une touche de couleur sur le pot, ce fut l’affaire d’une heure. Sauf que… si la pluie est vite venue mettre fin à notre projet de peinture de volets (oui, le pot voulu était bien planqué sous le tas), voir toutes ces couleurs à disposition m’a donné des idées et des envies. Puisque ma mère était en vacances en Bretagne, pourquoi ne pas profiter de son absence d’une dizaine de jours pour donner un coup de propre aux portes des placards ? Après tout, elles l’avaient bien mérité et leur marronnasse du temps de mon grand-père avait fait son temps et me cuisait les yeux. Aussitôt dit, aussitôt fait, du vert, du bleu, un bricolage de caissettes en bois pour faire un rangement pour la nourriture des chats, j’aurais pu m’en tenir là. Sauf que les pinceaux ont continué à me démanger et j’ai repeint la porte de la salle de bains, installé un porte-manteaux et eu besoin de je ne sais quoi dans un magasin de bricolage. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés dans cet antre démoniaque de la tentation, devant une pile de crépi d’intérieur à vil prix. Et… pourquoi ne pas en mettre sur les murs de la resserre ?

Je vous passe les détails, mais pour faire court, la resserre a été vidée, nettoyée, crépie, peinte, décorée, un salon d’été/jardin d’hiver créé dans la première partie et de fil en aiguillet je me suis retrouvée à peindre des vitraux sur les vitres de la (grande) baie vitrée antique.

J’aurais pu en rester là mais c’était compter sans le démon du bricolage qui s’était emparé de moi, ensuite ce fut une niche géante pour le chien, refaire les murs de la salle à manger et entamé les grands travaux dans le garage pour le transformer en atelier. Ce sera durant les 20 jours qui restent avant l’arrivée de ma fille aînée pour les vacances de Noël la réfection du salon et je commence à fomenter des projets de peinture dans la cuisine. Et le couloir de l’étage. Et… etc.

En attendant, le volet n’a toujours pas été peint !

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