Faire avec ce qu’on a

Faire avec ce qu’on a, et dans mon cas du temps, des idées, des projets et du matériel, même si parfois tout ceci est un peu en désordre. Si l’ensemble avance, lentement du fait de la multiplicité des chantiers en cours, ce qui reste sur place, c’est l’état de ce blog ! Alors, je m’y mets, ok, voilà voilà…

Je vais me lancer un peu en vrac avec ce que j’ai, c’est-à-dire des photos prises il y a quelques semaines, ensuite je vous montrerai quelques états finis.

J’ai pour l’occasion créé une nouvelle catégorie car parmi les grands oeuvres de l’année, il y a celle d’un atelier en lieu et place du garage. Vider les lieux des divers objets entreposés, nettoyer, faire passer les murs de cracra de suie à blanc lisse (pas une mince affaire), refaire une partie du sol et bientôt (?) installer des lumières et une porte vitrée, puis… puis… tout le reste. Disons que le plus gros est fait et d’ores et déjà je m’en sers pour certains travaux de la série « faire avec ce qu’on a ». Et ce que j’ai, c’est le besoin de vider greniers, caves et resserre, et l’envie de donner une nouvelle destination à certains objets qui ont réchappé à la déchetterie. Comme cette vieille échelle mise il y a fort longtemps à la retraite de la droguerie de mon grand-père.

Je l’avais souvent vue ou entrevue, reléguée à l’étage de la resserre avec des chaises dépareillées et plus ou moins ingambes, noire de poussière et d’usage, rugueuse et échardeuse, je pensais qu’elle n’attendait que le coup de grâce et c’est au moment de l’embarquer pour son ultime voyage que j’ai constaté qu’en fait, elle se tenait encore plutôt bien et ma foi, méritait une curiosité plus attentive.

Et surtout, je venais de faire l’acquisition d’un outil magique : un bidule multifonction, pour poncer, couper, scier, déjà mis à l’épreuve pour la niche du chien (ah, encore quelque chose à montrer !). Une ponceuse à vibrations donc, relativement légère, une petite tête maniable pour aller dans les coins de l’échelle, que demander de plus pour donner envie de m’en servir ? Rien, si ce n’est l’option pour aspirer la sciure mais ça, ce sera pour plus tard.

C’est ainsi que j’ai pu poncer cette échelle et la structure en bois du vieux paravent très vilain qui se morfondait dans un grand placard. Poncer, c’est le bien. C’est faire le bien, avec quelque chose de magique dans le changement de couleurs du bois, la douceur obtenue sous la paume, je me demande si je ne fabrique pas des objets pour le plaisir un peu coupable de poncer, en fait… Surtout avec des outils adaptés et qui assurent un résultat plutôt rapide !

Et puis j’aime bien découvrir en cours de route que cette vieille échelle qui a servi pendant la première moitié du siècle dernier, objet banal et roturier s’il en est, avait à deux endroits des initiales marquées au fer. Oh je sais bien que c’est comme les marques sur le linge qu’on peut prendre comme un luxe alors que ça servait surtout à la lingère à savoir à qui appartenaient les draps, là il devait s’agir d’une sorte d’étiquette, rapide et efficace, il n’empêche que ça m’attendrit, comme une médaille au collier d’un vieux clébard hirsute. Et hirsute, elle l’était, de crasse et d’échardes !

Mon but final est d’en faire une étagère pour… je ne sais pas quoi encore, sans doute mes stocks de laine feutrée, je vous en montrerai bientôt plus.

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