Merveilles

C’est bien les marraines. Et pas que dans les contes de fées. Malgré mon âge avancé, j’ai toujours la mienne à mes côtés, et les treize ans d’écart qui séparaient une enfant puis une adolescente d’une adolescente puis d’une adulte ont fondu pour laisser place à une amitié forte entre « grandes personnes ». Et une marraine, ça fait des cadeaux. Elle ne m’a pas offert récemment de robe couleur de lune, qu’en aurais-je fait dans le jardin ? Mais un livre lu dans mon enfance et un album d’échantillons de tissus. Vous savez, ces classeurs qu’on a envie d’embarquer quand on les feuillette dans les magasins ? Qui font rêver à moult possibilités, à des univers envisagés et évaporés au fur et à mesure qu’on tourne les lourdes pages. Bon, celui-ci qui présente une collection intitulée Callas n’évoque guère pour moi (ni pour ma marraine) un univers de cantatrice mais plus les sièges impraticables sur lesquels on pose une fesse précautionneuse d’enfant emmené en visite chez de lointains parents tatillons. Mais les couleurs sont belles, profondes, de quoi faire de solides doublures de sacs, ou l’envers de bracelets en tissu. Ou juste de quoi regarder de temps à autre, comme mon nuancier de peinture pour bâtiment. Il n’y a pas d’âge pour les trésors anciennement convoités !

Hier soir j’ai démonté le dos de la reliure et au péril de mes doigts j’ai  retiré les agrafes qui maintenaient les liasses. Ce geste iconoclaste et libérateur me donne encore plus envie de les utiliser. Il ne manque plus que le projet…

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