Merveilles de la gravure

Dans ces vieux livres illustrés, je finissais toujours par craquer et sauter quelques pages pour regarder les gravures. C’était un indice de la suite, une motivation parfois pour continuer une lecture empêtrée dans de vieilles tournures ou des descriptions interminables, mais aussi l’occasion d’un jeu avec moi-même : à quel point l’illustrateur allait-il s’éloigner du passage en question ? Parfois il s’agissait carrément de contresens, d’erreurs de personnages, de lieux ou d’émotion
, mais parfois, surtout avec les illustrations de Gustave Doré, c’était un… arrêt sur image tant la gravure était fascinante. Comme celle montrant les sept filles de l’ogre dans le Petit Poucet, dormant d’un sommeil repu avec des reliefs de repas sur les draps. Ou la méchante fée Crapaudine (?) dans un des contes de la Comtesse de Ségur. Fascinée par la technique, par la noirceur de certaines images, intriguée aussi plus tard par la présence de deux noms en bas de l’image. Il m’a fallu longtemps avant d’apprendre qu’il y avait celui du dessinateur et celui du graveur. J’ai gardé de cette fascination précoce la plus grande difficulté pour jeter un livre illustré de gravures, parfois je les découpe et je les garde, surtout celles de vieux dictionnaires. 
Brrrr, je viens de retrouver la gravure dont je parlais à propos du Petit Poucet, j’avais occulté le fait qu’elle illustre le moment où l’ogre va égorger ses filles… 

RSS 2.0 | Trackback | Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

XHTML: Vous pouvez utiliser ces tags : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Animaregard is powered by WordPress.