20 mars 2020

Cette période de confinement produit des effets inattendus et partagés par beaucoup apparemment : le changement d’environnement sonore. J’ai l’impression de retourner vingt ans en arrière dans le jardin, avec le chant des oiseaux à nouveau audible. Même si ce ne sont plus les mêmes. Je ne vois plus de pinsons ni de verdiers, encore moins de bouvreuils. Quelques mésanges, des moineaux, une sitelle et les tourterelles.

Dans mon souvenir, jardiner c’était ça, les mains dans la terre et les oreilles dans le ciel, me sentir un petit bout de quelque chose. C’était devenu une corvée entre les murs du terrain pour contenir ce qui revenait sans cesse. Maintenant c’est un mix étrange, entre plaisir de pouvoir être dehors, perception accrue des limites entre protection et obstacle, sensation de dérisoire au moment de semer des fleurs, et ce mélange de compassion et d’irritation quand un hélicoptère survole à basse altitude la commune : un malade à transporter en urgence à l’hôpital voisin ou une imprudence en montagne ?

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