Faut ben, faut ben…

« Faut ben, faut ben », c’est ainsi que mon ex-mari appelait les lucanes ausi baptisés cerfs-volants, parce qu’ils lui rappelaient la réponse rituelle et fataliste des travailleurs de son enfance, jardiniers, paysans, à la question tout aussi rituelle : « alors, on bosse ? »
Avec leur vol lourd et empressé, traînant un abdomen semblant lesté de plomb, fourches en avant, ils ont toujours l’air d’aller quelque part après un petit verre pour se donner du coeur à l’ouvrage. Un verre de trop pour celui-ci qui est allé heurter le feuillage du cerisier et s’est retrouvé sur le barbecue (inutilisé !), un peu sonné. Nous avons eu juste le temps de le sauver de la curiosité de la plus chasseresse des deux chattes…
Une bonne occasion de sortir l’appareil-photo et de jouer avec les réglages pour des prises de vue vespérales et macro puis d’utiliser (oui, enfin !) les applis de l’iPad.
Maintenant que ma vue a baissé, j’aime encore plus ces photos en gros plan qui me permettent de découvrir ou redécouvrir les détails, comme le brillant des fourches et surtout, ces petits poils de balayette qui protègent les articulations entre thorax, tête et abdomen. C’est certainement très pratique pour éviter les intrusions de poussières et, petite fille, ou même grande, j’aurais adoré avoir des sandales ainsi à l’abri des cailloux !
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Lépidoptères

J’aime bien les papillons, c’est joli les papillons. Enfin, presque toujours. En tous cas, je n’aime pas les mites alimentaires qui squattent mes placards. Aussi je leur ai mis divers pièges relativement efficaces. Pas suffisamment pour éradiquer le problème, assez pour obtenir des effets de motifs aléatoirement disposés que je trouve, je dois bien le reconnaître, plutôt décoratifs. Mais je ne suis pas certaine que ce soit tout à fait à mon avantage que de faire part de ce penchant…papillon2Alors je vais vous donner la source de mon amusement devant cette hécatombe de papillons englués. Il s’agit d’un coupon de tissu acheté récemment pour faire des doublures de sacs. Ma vieille marotte des dessins naturalistico-scientifiques et des planches d’illustration. Ce pourrait être joli, un motif avec des bandes de papier tue-mouches et des insectes collés dessus, non ? Bon, je me tais…

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C’est l’été…

… et il pleut, le ciel est couvert mais je ne m’en plains pas car c’est un temps parfait pour rester chez soi pendant qu’il y a des travaux de réparations d’une fuite d’eau. Tout autant parfait pour le presque rituel bricolage estival : le mannequin ! Après celui de ma fille, après le mien, voici le mannequin sur mesures moulé sur NC. Comme cette réalisation implique d’être entortillé dans un sac poubelle puis du ruban adhésif, le tout pendant un certain temps et en respirant par les doigts de pieds ou les oreilles, je crois que lui non plus n’a pas regretté cette météo déplorable.

L1150106Et comme ça, je n’aurai plus besoin de l’enquiquiner pour prendre les mesures pour le pull que je suis en train de lui tricoter. Le devant et le dos sont faits, il ne manque « plus » que les manches et surtout à retrouver des pelotes de la même laine, achetée à un marchand itinérant. Pas évident…

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Il était temps !

Après des années à ne jurer que par le bouton « Full Guibert », autrement dit les réglages automatiques, des appareils photo que j’ai pu avoir entre les mains, j’ai enfin pris le temps de lire en entier un livre dédié à la photographie, et plus précisément celle d’objets. Et de le lire et relire jusqu’à enfin mémoriser ces fichus réglages d’ouverture de diaphragme. Parce que pour moi, un réglage qui dit que le plus grand s’écrit avec le plus petit chiffre et que ça induit une profondeur de champ qui progresse en sens inverse, c’était quasiment impossible à mettre dans ma caboche. C’est en voulant expliquer à NC à quel point je ne parvenais pas à me souvenir de cet embrouillaminis de chiffres que je lui ai en fait ressorti tout le processus et depuis, ça y est, c’est entré ! Pour combien de temps, c’est encore un mystère.

La mise en pratique est encore ardue et parfois, trop souvent, aléatoire, parce que je multiplie les essais mais de là à me souvenir des réglages que j’ai faits, c’est une autre histoire. Toujours est-il que pour le moment, je suis passée de la première photo à la deuxième.

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Et j’ai pu prendre une photo d’un petit zoziau en laine feutrée qui est assez fidèle à l’objet de départ. Il manque encore une mise en scène pour donner une idée de l’échelle mais ça progresse et je me donne un satisfecit. Tous les moyens sont bons pour encourager une étudiante tardive !

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Ah quel bonheur ! (ironie inside)

Ah quel bonheur d’être ainsi totalement, prévisiblement, stupidement, en retard pour l’expo du mois de juin ! Il ne me reste que quelques jours pour finir les têtes entamées, les encadrer, fixer une date de vernissage, et réaliser l’affiche et les cartons d’invitation.

Une bonne nouvelle dans ce monde de brute (je mets le mot au singulier, en l’occurrence c’est moi la brute), j’ai enfin trouvé le cadre parfait pour la tête de cerf. D’accord, je vais être honnête, un ami m’a apporté hier un vieux cadre ovale tout autant que doré ainsi que des cartons et des feuilles de papier (merci PG !). Il a fait une drôle de tête quand je me suis empressée de poser la tête de cerf sur la vitre du cadre, je pense qu’il pensait plutôt que je l’utiliserais pour un dessin mais il s’est rendu avec moi à l’évidence, c’est pile-poil le bon encadrement, ça dédramatise l’aspect tête coupée, elle devient un portrait et non plus un trophée et il a aussi été d’accord avec moi pour retirer les yeux en bouton, trop gros, trop inexpressifs, trop rouges. Ça n’arrange pas mon retard phénoménal mais je préfère l’expression du cerf même avec un trou à la place des yeux qu’avec ce regard bovin. Je vais en faire d’autres avec de la pâte Fimo et si ça ne fonctionne pas, avec de la laine feutrée.

A propos de laine, je vis dans le risque permanent, j’ai une vie de folaïe, puisqu’il ne me reste que deux aiguilles fines (et tordues) et une moyenne. Et presque plus de laine blanche. Génial pour mon projet de tête de tigre blanc ! Ceci dit, je ne suis pas mécontente de venir petit à petit presque à bout de mes stocks, ou du moins de les voir diminuer, j’en arrivais à culpabiliser d’en avoir autant et de ne pas en faire grand-chose. Sauf qu’il m’en reste énormément dans des couleurs que je n’utilise guère, autrement dit il va falloir que je fasse d’autres genres de choses avec, et notamment sortir du thème animaux réalistes. Je vais y arriver ! Si si !

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Synesthésie

Je ne sais pas si ce titre est judicieux, s’il s’agit vraiment de synesthésie ou pas, mais j’avais envie de parler de ma perception des mots ou plutôt des phrases. En voyant l’autre jour ma fille aînée corriger des copies de français (mon dieu, mon grand poussin qui s’occupe des poussins des autres ! Mais-euh !!!) et en jetant un œil sur certaines des copies, j’ai été étonnée par ce qui m’apparaissait comme des aberrations langagières, syntaxiques, grammaticales, ou autre contresens ou barbarismes et entre autres par l’effet que produit sur moi l’usage de majuscules à des endroits à tout le moins inattendus. Pour ne pas dire aberrants. Pourquoi est-ce que ce simple changement de taille et d’aspect de lettres met mon cerveau en étant de cacophonie et dans l’impossibilité de comprendre aisément la phrase ? Et pourquoi ce terme de cacophonie ?

Je réfléchissais à ça l’autre soir pour tromper le temps en attendant que le sommeil daigne me visiter et j’ai réalisé que si les chiffres et les lettres ont leurs couleurs et leurs associations avec des images et même des personnes, les mots d’une phrase ont leur son suivant leur nature grammaticale. Un adverbe ne résonne pas de la même façon qu’un article, rien qu’à l’écrire ça me paraît d’une évidence criante. Un peu trop pour être honnête. Un adverbe a un son long et grave et… il se manifeste par un long trait noir en bas de la phrase. Un article est rouge et sautillant, une petite bulle en haut de la ligne. Et ainsi de suite. C’est ce qui fait qu’une phrase, qu’une écriture, me plait ou pas, me séduit ou m’endort ou me heurte, que relire Colette me fait du bien comme une chanson familière et que les écrivains créoles me plaisent autant par des raccourcis qui secouent ma comprenette musicalo-syntaxique, me laissant sur une jambe avant de reprendre le tempo de la danse.

C’est aussi ce qui fait que j’ai un mal de chien à expliquer des points de grammaire à mon beau-fils à l’esprit scientifique quand j’essaie de l’aider dans ses devoirs… Comment partager l’évidence d’une esthétique quand justement l’analyse des mots n’est pas une affaire de mots ? Quand la cohérence perçue est affaire de sensations qui ne font pas partie d’un bagage commun ? C’est comme ramener l’analyse d’un tableau au simple usage de telle ou telle couleur en les dissociant. Comme j’aurais aimé avoir la même perception des mathématiques ! Ça m’est arrivé une fois ou deux, en entendant un mathématicien expliquer les équations des phénomènes d’élastoviscoplasticité et je n’ai pu qu’entrevoir une autre forme de lecture du monde, et ça avait l’air bien… mais la porte s’est vite refermée !

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Loup, hibou, chou

J’ai commencé une petite tête de loup en laine feutrée, au même format que le hibou, soit 10 x 10 cm (pour le support en plaque de feutre) et par la même occasion des papiers pour les futurs encadrements. Pour le moment j’ai une préférence pour le petit dernier, qui, faute d’avoir trouvé des motifs végétaux que j’avais en tête, présente l’avantage à mes yeux d’être irrégulier, vaguement doré (on ne se refait pas…) et pouvant évoquer des ombrages ou des branchages. A voir.

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Promenade

Son maître étant absent, depuis trois semaines c’est moi qui promène le chien. Pas toujours avec un enthousiasme délirant mais il a compris qu’en se plantant à côté de moi avec une tête d’otarie battue, les oreilles couchées et l’œil larmoyant et en poussant de petits couinements à fendre un cœur de pierre, le mien n’y résiste pas et je vais faire un tour avec lui. Je rechigne à le sortir pour plusieurs raisons, tout d’abord c’est un gros chien doté d’une force assez spectaculaire, ensuite je connais par cœur toutes les petites rues alentour. Du moins je le pensais.

Finalement, je trouve un certain plaisir à me balader ainsi avec lui, j’en profite pour peaufiner son éducation quelque peu aléatoire, notamment pour tout ce qui est ne pas tirer comme un malade sur la laisse. Le port du harnais a quelque peu résolu ce problème, de façon étonnante. J’avais déjà observé ça avec le chien que j’ai gardé deux mois l’an dernier, à croire qu’ils luttent contre le collier et espèrent toujours s’en débarrasser en tirant en avant de toutes leurs forces ? Ensuite, j’ai retrouvé les attitudes de chef de meute de mon adolescence pourvue de moult chiens entre moyens et énormes qui m’accompagnaient dans mes promenades dans la campagne. J’alterne voix douce, grondements et voix forte, je ne lâche pas le morceau tant qu’il n’a pas obéi et je ne mégote pas sur les félicitations. Et surtout, surtout, je n’oublie pas ce jour où il a rencontré une jeune chienne labrador qui était venue en courant lui dire bonjour et où ils ont commencé un tourbillon de danses de la séduction qui a eu pour résultat de me saucissonner les jambes avec la laisse et me précipiter dans le caniveau. J’ai été fort contente que la chienne en question ait été seule et que personne n’ait assisté à la scène ! Du moins mon amour-propre se plaît à le croire…

J’arrive à quelques résultats, notamment à le faire asseoir sans trop barguigner quand on arrive à un passage piéton, à ne pas jouer à la locomotive avec moi en guise de wagon poussif et, et ça j’en suis fort aise, à marcher au pied. Bien sûr, pour le moment je suis obligée de le tenir très court et de prendre un air détendu tout en faisant un effort permanent pour canaliser son énergie considérable et explosive mais il a l’air de s’y faire, petit à petit. Il aime tellement faire plaisir et être félicité !

Avoir un chien obéissant est plus agréable pour moi mais aussi pour les personnes que je croise sur ces trottoirs étroits, il a beau avoir le regard le plus gentil du monde, à tel point qu’il est souvent caressé par les passants, il reste un gros croisement de labrador et de berger allemand qui peut paraître impressionnant pour ceux qui ont peur des chiens. Et puis, c’est assez amusant de jouer avec son allure de chien pressé et contenu, d’avoir une allure de maître-chien alors qu’il s’agit surtout de l’empêcher de sauter sur les gens pour leur faire des câlins…

Je profite de ces promenades pour arpenter les petites rues adjacentes et j’ai eu la surprise de ce matin de découvrir des villas inconnues de moi, dans ce quartier pris entre zonification et boboïsation, notamment une entourée d’un mur quelque peu en retrait, surmonté de panneaux métalliques qui empêchent tout regard intrusif, et par-dessus le tout, un bon mètre cinquante de branches d’une haie de thuyas qui surplombent le trottoir, produisant un mélange de strict et de touffu fouillis, de »pas touche ! » et de « je ne vous laisse voir que la frange de l’opulence verdoyante de mon chez-moi ». Une vingtaine de mètres à marcher sous un demi-tunnel de verdure et une frustration intense devant l’impossibilité de jeter ne serait-ce qu’un coup d’œil sur la façade ou le jardin. C’est pas du jeu !

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Houuuu houuuu !!!

Grâce au soutien intensif de mon équipe de supporters, j’ai pu finir le hibou. C’est un petit format, 10 x 10 cm que j’aimerais encadrer avec des plaques d’écorces, ou des branchettes. Ce n’est pas ce qui manque dans les différents tas qui parsèment le jardin !

hibou2

J’ai entamé une nouvelle tête de tigre, après tout refaire ce qui a déjà plu ne me paraît pas une si mauvaise idée pour une expo, non ?

Ah oui, mon équipe de supporters de choc !

soutien

soutien2Silencieux et sages, que demander de plus ? Et pour un chien et un chat qui ont été amenés à se côtoyer à l’âge adulte, ils s’entendent remarquablement bien. Même s’il me semble que le plus gros des deux, outre le fait qu’il a estimé que lui aussi avait le droit de dormir sur le canapé, a développé une tendance à des jeux assez vigoureux avec la chatte. Quand il croit que je ne les vois pas, il cherche à la prendre dans sa gueule, lui court après ou lui amène une balle. Elle n’a pas l’air plus traumatisée que ça, je lui fais confiance pour savoir remettre le rustre à sa place si nécessaire.

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Houuuu !

En vue de l’exposition prévue du 1er au 31 juin, je me remets – tardivement – difficilement – laborieusement – à la laine feutrée. Des petits formats encadrés, toujours dans la veine animalière, l’inspiration n’étant pas au rendez-vous pour en sortir. Alors pour le moment, j’en suis au début d’un hibou. Il n’a pas encore ses aigrettes et un œil mal placé, du moins au moment de la prise de vue, mais il a l’énorme attrait d’être entamé !

hibou

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