|

Accueil

Portraits

Animaux

Le dessin

Souvenirs

Contact

Liens
| |
Quand on dessine, on donne à
voir ce que l'on a vu, or on ne voit bien que ce que l'on a compris.
Si j'ai bien observé et compris que les poils et les plumes
sont plaqués sur une structure anatomique précise (qu'il y a par exemple la
bosse d'une épaule sur laquelle les poils sembleront vus à la verticale, que
le contour du chanfrein de ce cheval est très légèrement busqué, que les traits
humains sont posés sur une ossature), ma main et donc mon trait doivent
laisser passer cette infime et parfois peu visible information parce que l'œil
du spectateur percevra,
même si la personne pense ne pas y être sensibilisée, le côté trop
systématique du rendu d'une texture ou d'une couleur.
C'est ce qui fait la différence entre un dessin "vivant", qui
transmet une émotion, et un dessin ennuyeux.
Dans l'exemple ci-dessous, on peut
voir que sous le pelage de l'ours, il y a une cuisse pliée et que la masse
adipeuse et les muscles créent des sortes de plis, modifiant ainsi le passage de
la lumière dans les poils et donc leur rendu.
|