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Cette image (bon, d'accord, elle est tronquée et en noir et blanc... si vous avez une meilleure version, je suis preneuse !) m'a été envoyée par Richard M. pour illustrer mon propos sur le statut du dessin animalier. Il parle de cette oeuvre comme du portrait d'un cheval. Effectivement, il ne s'agit pas d'un quelconque animal, d'un cheval générique, mais du portrait d'une sorte d'inquiétude, avec ce regard un peu flou qu'ont les chevaux, avec leurs pupille qui se confond avec l'iris. Un mélange de présence très forte et d'absence en même temps, quelque chose de douloureux, d'un peu inquiétant. Et la présence esquissée du dresseur à droite alimente pour moi cette lecture (une chambrière? une cravache dans la main? que fait un cheval, sans bride dans une écurie, lié par la seule obéissance à l'homme à droite?) L'anatomie est totalement chamboulée dans ce portrait. Absence de "joue", yeux placés trop haut, museau tordu, mais si on replace ces éléments de façon plus réaliste, toute l'émotion disparaît. La preuve:
Et ce qui était le
portrait d'une présence forte devient un mauvais tableau... Un Giacometti dodu ! |
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