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Le dessin - Techniques utilisées

Suivant le document de départ, les contraintes ou les tentations qu'il amène, j'utilise différentes techniques:

  • l'aquarelle, que j'utilise plutôt comme une gouache très fine, c'est-à-dire sans "réserver" le blanc de la feuille mais en superposant et en diluant alternativement une grande quantité de passages de couleurs, de la plus claire à la plus foncée.
        Ex.
  • Les crayons de couleur, même si cette technique est limitée par le fait que le papier finit par être saturé et ne peut alors plus recevoir de nouveaux traits. J'ai détourné cette difficulté en ayant le maximum de couleurs disponibles dès le départ, afin d'obtenir le plus rapidement possible ce gris un peu rosé dans le cou du héron, ce vert un peu grisé dans l'ombre de la paupière.
        Ex.
  • Le crayon noir, parce qu'il permet des rendus très doux, très nuancés, qu'on l'a toujours sous la main et qu'il est plus facile de transporter un crayon et un cutter qu'une boîte complète d'aquarelle ou de crayons de couleurs...
        Ex.
  • Ce qu'on appelle les trois crayons: sanguine, noir et ocre, pour leur mine très grasse et l'envie de me confronter à une limitation dans le choix des couleurs.
        Ex.
  • Les pastels, en crayons ou en craies, pour le velouté de la matière, pour les fondus inégalés.
        Ex.
  • L'encre noire, pour certains rendus de texture.
        Ex.
  • La carte à gratter, dans certains dessins qui privilégient les contrastes entre zones sombres et claires.
        Ex.
  • Le stylo-bille, parce qu'il est facile à emporter, qu'il donne des surfaces étonnamment douces, et par curiosité pour un médium peu utilisé.
        Ex.
  • Le plastique magique, qui est un matériau plus généralement réservé aux enfants, pour la réalisation de porte-clefs ou de badges. Il s'agit de feuilles de plastique comportant une face sur laquelle on peut dessiner et qui rétrécissent à la cuisson à four très doux. Les pigments se retrouvent ainsi concentrés sur une surface plus petite, on obtient un résultat d'une très grande finesse, poudré sur une face, qui semble émaillé sur l'autre. Mais la cuisson est très aléatoire et certains pigments s'altèrent à la cuisson...
        Ex.
  • La peinture à l'huile, que j'utilise rarement car elle nécessite trop d'intervalles dus aux temps de séchage.
        Ex.
  • La palette graphique, qui permet d'utiliser dans un même dessin des techniques normalement incompatibles, aquarelle sur pastels par exemple, de faire des essais sans cesse, sans crainte d'altérer le fruit de nombreuses heures de travail, mais même si le geste du dessin est le même sur une feuille et sur une tablette graphique, la perception par le public est totalement différente. Dans le cas du dessin sur tablette graphique, le néophyte pense toujours que "c'est l'ordinateur qui a tout fait". Et dans ce genre de réalisation, il n'y a jamais d'original, même pas de négatifs comme dans le cas de la photo... Malgré les contraintes du statut de ce type de dessin, je lui trouve beaucoup d'attraits.
        Ex.


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Mise à jour du 7 juin 2007
helene@animaregard.com